dimanche 22 décembre 2013

History of violence...

Pour illustrer la problématique de l'insécurité ici en Colombie, cette photo prise dans le vieux quartier de la Candelaria à Bogota. La statue  d'un homme, comme regardant les passants, surplombe la rue. Il y a plusieurs de ces statues dans ce quartier touristique, en souvenir des années sanglantes (révolues).                                                                                                                                             Chaque statue rappelle en effet une victime sur le lieu même de l'homicide. Le message est double: d'abord se souvenir des victimes de la violence, et aussi marquer le rejet de celle-ci. 220 000 homicides en 50ans, "trop c'est trop". Aujourd'hui on sent que la population est prête, contrairement à il y a 20 ans quand Escobar était considéré comme un robin des bois. La population, urbaine en tout cas, a réalisé que la fin de la violence permettait l'essor d'une économie moderne. Les colombiens ont hâte de pouvoir sortir leur smartphone et de prendre un taxi dans la rue sans crainte.                                                                                                                      Aujourd'hui plus que jamais, on sent la population Colombienne pressée d'en finir avec ces années noires. Pour preuve, ils ont élu Santos (plus modéré que son prédécesseur) qui mène en ce moment des pourparlers de paix avec les FARC.
Ce qui surprend de notre côté c'est que la semaine dernière, à la veille d'une rencontre en Santos et les FARC à Cuba  pour négocier la paix, les FARC ont commis un attentat faisant 8 morts. Espérons pour les colombiens une généralisation de l'état de droit, et la fin prochaine de la mise à sac des territoires non encore sous le contrôle de l'Etat.
Mais on remarque les moyens importants que le gouvernement met en place pour sécuriser de plus en plus de zones, installant des casernes militaires dans les zones anciennement gérées par la guerilla, et postant des policiers tous les 500 mètres sur les chemins réputés dangereux. 
Bref, on fait attention, sans céder à la psychose.

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